Navetteurs Quotidiens

Le covoiturage profite à tous!

Les personnes qui envisagent de faire du covoiturage sont, selon toutes probabilités, motivées par un souci d’économiser de l’argent et, bien entendu, de réduire leur impact sur l’environnement. Cette motivation s’appliquerait à la plupart des groupes de covoiturage, mais pas nécessairement à celui de Betsy et d’Erin, dont l’histoire est un peu différente.

image de Betsy et ErinBetsy et Erin travaillent pour la ville de Newmarket et font la navette tous les jours de Barrie, où elles habitent. Vous en conviendrez, il s’agit d’une navette assez longue! Lorsqu’Erin a été embauchée en 2011, Betsy a offert de venir la chercher le matin pour faire le trajet de 60 km ensemble. « Mon emploi m’oblige à utiliser un véhicule, car je visite les divers sites municipaux de la ville. Ainsi, c’est toujours moi qui conduis », explique Betsy.

« Habituellement lors du trajet, je raconte toutes sortes d’histoires et je parle continuellement pendant qu’Erin m’écoute tranquillement. Elle pourrait probablement vous raconter l’histoire de ma vie! », d’indiquer Betsy. « Nous aimons aussi écouter CBC et avons vécu quelques expériences intéressantes sur l’autoroute – c’est fou ce que certaines personnes font au volant. »

Pour concilier ses longues journées, un travail exigeant et ses responsabilités familiales, Betsy sort occasionnellement avec son mari le soir et a donc besoin d’une gardienne. C’est à ce moment que l’entente de covoiturage vient bien à point! Au lieu de contribuer aux frais d’essence, Erin garde tout simplement les enfants de Betsy – une situation qui profite aux deux!

« J’apprécie beaucoup le fait d’avoir quelqu’un à qui parler, surtout lorsque la circulation est lente… mais j’apprécie encore plus le fait d’avoir une gardienne fiable! », explique Betsy. « Notre entente de covoiturage fonctionne à merveille jusqu’à présent. Erin et moi, avons trouvé une entente mutuellement avantageuse et je compte bien maintenir notre entente de covoiturage à l’avenir. »

La ville de Newmarket est un lieu de travail de Smart Commute Central York.

L’art du covoiturage – quelques conseils pratiques du Groupe de sept

Cinq conducteurs, un passager, un membre occasionnel, une voiture sur la route et sept horaires de travail qui changent d’une semaine à l’autre. Tout cela semble bien compliqué, mais tant bien que mal, ces sept personnes ont réussi à maintenir un groupe de covoiturage complexe sur une période de quatre ans. Heureusement, ils ont un élément en commun – leur destination, les bureaux municipaux de la ville de Hamilton au centre-ville de Hamilton.

L’art du covoiturageTout a commencé en 2008 par une discussion amicale entre trois collègues et la réalisation qu’ils habitaient tous à Oakville. C’est ainsi que le groupe de covoiturage, Oakville Bunch, vit le jour. Le groupe se composait de Margaret, de Joseph et d’un conducteur occasionnel, Rob. Ces trois ont été rejoints par une passagère occasionnelle et par Louisa, qui est devenue membre après une conversation dans la salle à manger. Peu après, l’Oakville Bunch a accueilli son sixième membre, Winston, le seul qui vient de Toronto. Le groupe a été rebaptisé le T.O./Oakville Bunch. Kitty fut le dernier membre à intégrer le groupe en 2012, par le biais de son compte à CarpoolZone.

La coordination de groupes de covoiturage se composant de plusieurs membres doit surmonter quelques obstacles inévitables, dont des horaires de travail distincts, une météo imprévisible, les changements de dernière minute, etc., mais pour ce groupe, les avantages globaux l’ont toujours emporté sur les défis. Un trajet plus court, des économies d’essence, de stationnement et d’entretien automobile, l’utilisation des voies réservées aux véhicules multioccupants (VMO) et la possibilité de participer à des conversations stimulantes pendant la navette quotidienne sont autant d’avantages prisés par les membres de ce groupe. « Le covoiturage accorde suffisamment de temps pour apprendre à mieux connaître ses collègues, surtout sur le plan personnel, ce qui serait pratiquement impossible pendant la journée de travail, vu nos horaires chargés, explique Margaret. Les amitiés nouées sont irremplaçables. »

Il est possible que vous vous demandiez quelle est la véritable raison du succès de ce groupe de covoiturage. Une communication efficace et un respect mutuel sont, manifestement, essentiels, mais l’élément magique est leur feuille de calcul et leur calendrier de suivi, qui ont été créés par le chef du groupe, Joseph. Il s’agit d’un groupe de covoiturage des plus organisés! Un courriel est diffusé à l’avance pour aviser chaque membre du groupe de l’horaire de la semaine et un rappel est envoyé tous les dimanches soirs en prévision du jour préféré de tout le monde – lundi. « On communique par message texte et courriel si l’horaire est problématique », indique Joseph. La feuille de calcul surligne la date et le conducteur désigné; chaque personne prend le volant à tout le plus sept fois par mois. Replaçons ce fait dans son contexte. Une année civile compte environ 250 jours ouvrables et chacun des cinq conducteurs du groupe prend le volant au maximum sept fois par mois, soit 84 fois par an, ce qui lui évite 166 trajets par an!

Les contributions financières au groupe de covoiturage se fondent sur la consommation d’essence et les frais de stationnement, qui permettent de calculer le montant quotidien que doivent payer les membres du groupe qui ne conduisent pas. Winston explique que chaque membre réduit en moyenne ses frais de navettage de 20 à 40 pour cent.

Des horaires de travail variables et des participants occasionnels donnent lieu à un nombre varié de personnes – cinq, quatre, trois ou deux – dans la voiture un jour donné. Vu son organisation complexe, le groupe a adopté le terme « ditcher » (sécheur) pour qualifier un membre du groupe qui n’est pas capable de respecter son rôle prévu. Le titre est attribué par plaisir…mais les membres de ce groupe de covoiturage n’ont toutefois aucune envie de remporter le prix « Ditcher of the Month » (sécheur du mois)!

« Le respect mutuel a été pour nous un élément clé de notre succès », reconnaît Joseph. Tout le monde connaît les goûts et dégoûts de chacun et tente de s’y adapter. « Tout le monde doit faire un effort pour que ce groupe de sept covoitureurs fonctionne – mais le jeu en vaut la chandelle! », affirme Louisa.

La ville de Hamilton est un lieu de travail de Smart Commute Hamilton.

Petits changements, grandes économies

Fatema adore son travail, mais sa navette quotidienne de Brampton, où elle habite jusqu’à Markham, où se trouve son employeur, GENIVAR, dure en règle générale plus d’une heure et est épuisante. Fatema emprunte parfois la 407 Express Toll Route (ETR), mais si ce nouveau parcours raccourcit la durée de son trajet, il lui enlève aussi 400 $ de son portefeuille tous les mois.

grandes économiesAprès avoir tenté à plusieurs reprises de mettre sur pied un groupe de covoiturage au cours des deux dernières années, Fatema a finalement réussi. Avec l’aide du service de jumelage en ligne Carpool Zone de Smart Commute, elle a finalement trouvé une covoitureuse compatible en mars 2012. Elle et sa covoitureuse conviennent qu’elles s’entendent bien. « Le fait d’avoir une covoitureuse est une véritable bénédiction. Ma navette quotidienne est nettement plus agréable et mes frais ont appréciablement diminué, affirme-t-elle. J’ai réalisé des économies mensuelles de presque 200 $ sur le plan des frais de péage et des frais d’essence. »

Jusqu’à trois fois par semaine, Angelica, la covoitureuse de Fatema, quitte son foyer à Georgetown à 6 h 50 et arrive chez Fatema 30 minutes plus tard. Elles exercent le rôle de chauffeur à tour de rôle pendant leur trajet vers leur lieu de travail à Markham.

Ce groupe de covoiturage a rencontré peu de problèmes. « Au début, nous avons dû trancher quelques enjeux en matière de coordination d’horaires, mais des modifications mineures et une communication continue nous ont permis de trouver une solution efficace », explique Fatema. Ces covoitureuses ont noué une amitié durable et vont même parfois ensemble au gymnase après le travail – il n’y a pas de doute, elles sont motivées!

Genivar Inc. est un lieu de travail de Smart Commute Markham, Richmond Hill.

Les amis ne laissent pas les amis conduire seuls

Un groupe de deux covoitureurs est le mode de navette de choix pour Stephanie et Rose Anne. Amies depuis plusieurs années et collègues depuis quelques années au Centre régional de santé Southlake à Newmarket, elles ont finalement décidé de donner une chance à l’environnement et à leur portefeuille!

« Notre groupe de covoiturage a commencé en novembre 2011 et fonctionne à merveille, indique Stephanie. Nous avons le même horaire de travail et nous travaillons au même endroit, deux faits qui ont nettement simplifié le processus de covoiturage. En plus, nous vivons dans le même quartier. »

un groupe de deux covoitureursOutre des économies d’essence et de stationnement (qui totalisent environ 613 $ pour chacune d’elles à ce jour), Stephanie et Rose Anne, en qualité de participantes au programme Smart Commute, ont droit à une place de stationnement garantie sur place. Un avantage à ne pas négliger!

Les premières heures de la journée sont toujours un peu difficiles et Stephanie et Rose Anne tentent d’énergiser leur navette en choisissant un DC de la semaine. « Rose Anne et moi, nous raffolons de musique country, mais nous aimons écouter des artistes que nous proposent nos amis, explique Stephanie. Nous utilisons notre navette pour explorer le monde de la musique et diversifier nos goûts; nous sommes toutes les deux disposées à écouter différents styles de musique. » Elles ont aussi appris à devenir plus souples et à s’adapter à leurs besoins mutuels, ce qui comprend parfois des haltes en cours de route pour faire quelques courses.

Le covoiturage a renforcé l’amitié de Stephanie et Rose Anne et elles en ont assuré le succès en s’engageant à maintenir une bonne communication. « La communication est essentielle », affirme Rose Anne. L’horaire de travail change parfois et l’une ou l’autre doit parfois partir plus tôt ou travailler plus tard. Elles maintiennent un contact tout au long de la journée et sont disposées à accepter un horaire variable. Par conséquent, elles ont réussi à négocier un horaire de covoiturage qui leur convient à toutes les deux et qui s’assure qu’elles rentrent chez elles en toute sécurité à la fin de la journée.

Le Centre régional de santé Southlake est un lieu de travail de Smart Commute Central York.

Navetteurs quotidiens

Des trajets quotidiens aux multiples bénéfices

“Le vélo quotidien a véritablement transformé ma vie – cela m’apporte d’énormes avantages mentaux et physiques. De plus, cela aide l’environnement et me permet de me rendre au travail – des détails peu négligeables.”
- Mary Ann Neary, directrice des Services cliniques, Krembil Neuroscience Program, Soins intensifs et débit hospitalier, Toronto Western Hospital, Réseau universitaire de santé

Photo de Mary Ann NearyLorsque Mary Ann a commencé à se rendre au travail en vélo, elle ne se doutait pas de l’impact que cela aurait sur sa vie. Quelques années plut tôt, Mary Ann était comme la plupart des résidents de Toronto : elle se rendait au travail en auto, en assumait les frais et se sentait frustrée par la circulation autour d’elle.

C’est cette frustration qui a amené Mary Ann à examiner d’autres modes de transport pour se rendre au travail. Quoique le transport en commun était préférable à l’auto, Mary Ann se demandait s’il y avait une autre façon plus efficace. Comment pourrait-elle réduire davantage son empreinte carbone?

Mary Ann s’est alors engagée à se rendre au travail en vélo deux fois par semaine. Au début, la distance de 12 kilomètres à parcourir lui a semblé un défi. Mais avec le temps, Mary Ann s’est sentie plus forte. Elle a également investi dans un nouveau vélo et un panier afin de lui permettre de transporter des choses au travail.

Mary Ann a vite appris à aimer ses trajets quotidiens – et la façon dont elle se sent. Elle avait plus d’énergie au travail, avait une meilleure forme physique et se sentait en harmonie avec son environnement. Maintenant, elle consacre la même quantité de temps pour ses trajets quotidiens – mais elle n’est jamais bloquée dans la circulation. Le vélo est la façon parfaite de débuter et de terminer sa journée.

Mary Ann est maintenant fervente de cyclisme et se rend au travail en vélo cinq jours par semaine. Elle s’active également à promouvoir le cyclisme au Réseau universitaire de santé. Partenaire de Smart Commute depuis 2009, le RUS s’engage à augmenter l’usage du vélo de 15% d’ici la fin de 2010.